lundi 11 avril 2016

Le saint Curé d'Ars et le purgatoire

Le saint Curé d'Ars et le purgatoire

Le saint Curé d'Ars et le purgatoire

Le saint curé d' Ars disait un jour à un prêtre :
 "Si l' on savait combien grande est la puissance des âmes du Purgatoire et combien de grâces nous pouvons obtenir de Dieu, par leur intercession, elles ne seraient pas tant oubliées.  Prions bien pour elles, afin qu' elles prient bien pour nous !"
« Mes enfants, un bon prêtre avait eu le malheur de perdre un ami qu'il chérissait tendrement, aussi
 priait-il beaucoup pour le repos de son âme. 
Un jour, Dieu lui fit connaître qu'il était au Purgatoire et qu'il souffrait horriblement.
 Ce saint prêtre ne crut rien faire de mieux que d'offrir le Saint-Sacrifice de la Messe pour son cher défunt. Au moment de la consécration, il prit l'hostie entre ses doigts et dit : « Père Saint et Éternel, 
faisons un échange ; Vous tenez l'âme de mon ami qui est en Purgatoire et moi je tiens le Corps de 
Votre fils qui est entre mes mains. Père Bon et Miséricordieux, délivrez mon ami et je Vous offre Votre 
fils avec tous les mérites de Sa Mort et de Sa Passion ». Sa demande fut exaucée. En effet, au moment de l'élévation, il vit l'âme de son ami, toute 
rayonnante de gloire, qui montait au Ciel : Dieu avait accepté l'échange. 
Mes enfants, quand nous voulons délivrer du Purgatoire une âme qui nous est chère, faisons de 
même. Offrons à Dieu, par le Saint-Sacrifice, Son Bien-Aimé Fils, avec tous les mérites de Sa Mort et 
de Sa Passion. Il ne pourra rien nous refuser » (Catéchisme du Saint Curé d'Ars).

A la jeune cousine de Mme Gros, venue se confesser : « Remerciez bien votre cousine de vous avoir amenée à Ars ; sans elle, vous seriez en enfer ». Et après lui avoir indiqué les causes, une fois la confession terminée, il ajouta : «... Et puis, voyez, ma petite, comme nous sommes ingrats. Il y a dix ans que votre père souffre dans le purgatoire ; vous jouissez de sa fortune et vous ne songez pas à faire dire une seule messe qui le délivrerait. »
Sermon du Curé d'Ars pour la commémoraison des défunt

« Comment pourrai-je faire le tableau déchirant des maux qu'endurent ces pauvres âmes, puisque les saints Pères nous disent que les maux qu'elles endurent dans ces lieux semblent égaler les souffrances que Jésus-Christ a endurées pendant sa douloureuse Passion ? Le feu du purgatoire est le même que celui de l'enfer, la différence qu'il y a c'est qu'il n'est pas éternel. Ce feu est si violent qu'une heure semblent à ceux qui l'endurent des milliers de siècles. Si l'on pouvait comprendre la grandeur de leurs supplices, nuit et jour nous crierions miséricorde pour elles. Il faudrait que le bon Dieu, dans sa miséricorde, permît qu'une de celles qui brûlent dans les flammes parût ici à ma place, tout environnée des feux qui la dévorent et qu'elle vous fît elle-même le récit des maux qu'elle endure. Il faudrait qu'elle fît retentir cette église de ses cris et de ses sanglots. Peut-être enfin cela attendrirait-il vos cœurs ! « Oh ! nous souffrons, crient-elles ! Oh ! nos frères, délivrez-nous de ces tourments : vous le pouvez ! Brûler dans un feu allumé par la justice d'un Dieu ! Souffrir des douleurs incompréhensibles ! Être dévoré par le regret, sachant que nous pouvions si bien les éviter ! »

Nous lisons dans l'Histoire ecclésiastique qu'un saint resta six jours en purgatoire avant d'entrer dans le ciel. Il apparut ensuite à un de ses amis, en lui disant qu'il avait enduré des souffrances si grandes qu'elles surpassaient toutes celles qu'ont endurées et qu'endureront jusqu'à la fin des siècles tous les martyrs réunis ensemble ! Oh ! mon Dieu, que votre justice est redoutable pour le pécheur ! Cependant qui peut entendre sans frémir le récit de ce qu'on enduré les martyrs, chacun en particulier ? Les uns ont été plongés dans des chaudières d'eau bouillante, d'autres sciés avec des scies de bois ; celui-ci étendu sur un chevalet, déchiré avec des crochets de fer qui lui arrachaient les entrailles ; d'autres foulés aux pieds ; celui-là étendu sur des brasiers ardents, auquel il ne restait que ses os tout noircis et brûlés ; enfin d'autres ont été mis sur des tables garnies de lames tranchantes et qui perçaient de part en part ces innocentes victimes ! Peut-on bien penser à tout cela sans se sentir pénétré de douleur jusqu'au fond de l'âme ? Or une âme en purgatoire souffre encore plus que tous les martyrs ensemble ! Qui pourra donc y tenir ? Mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié de ces pauvres âmes !

Mais ce n'est pas là tout leur supplice. Elles souffrent plus encore de la privation de la vue de Dieu. L'amour qu'elles ont pour lui est si grand, la pensée qu'elles sont privées de le voir par leur faute leur cause une douleur si violente que jamais il ne sera donné à un mortel d'en concevoir la moindre idée. Au milieu de ces flammes qui les brûlent, elles voient les trônes de gloire qui leur sont préparés et qui les attendent. Une voix semble leur crier : « Ah ! que vous êtes privés de grands biens ! Si vous aviez eu le bonheur de redoubler vos pénitences et vos larmes, vous seriez aujourd'hui assises sur ces beaux trônes tout rayonnants de gloire ! Oh ! que vous avez été aveugles de retarder un tel bonheur par votre faute ! »

Ah ! mes amis, nous crient ces âmes, s'il vous reste encore quelque amitié pour nous, ayez pitié de nous ! Arrachez-nous de ces flammes : vous le pouvez ! Beau ciel ! Quand te verrons-nous ? Oh ! si vous sentiez la douleur d'être séparés de Dieu. Cruelle séparation !

Hélas ! quand de tels supplices ne dureraient qu'un jour, qu'une heure, qu'une demi-heure, cela paraîtrait infiniment plus long à ces pauvres âmes que des millions de siècles dans les supplices les plus rigoureux ! Pourquoi cela ? Le voici. Quand Dieu punit quelqu'un en ce monde, ce n'est que sous le règne de sa bonté et de sa miséricorde, car si Dieu envoie une infirmité, une perte de biens ou d'autres misères, tout cela ne nous est donné que pour faire éviter les peines du purgatoire ou pour nous faire sortir du péché. Dans l'autre monde, au contraire, Dieu n'est conduit que par sa justice et sa vengeance. Nous avons péché et nous avons passé le temps de sa miséricorde. Il faut que sa justice soit accomplie et sa vengeance satisfaite. « Oh ! qu'il est terrible de tomber entre les mains d'un Dieu vengeur ! »

Au sein de leurs souffrances, si elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, ces âmes peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu'il n'y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire sans avoir obtenu la grâce demandée. Cela n'est pas difficile à comprendre. Si les saints qui sont au ciel et n'ont pas besoin de nous s'intéressent à notre salut, combien plus encore les âmes du purgatoire qui reçoivent nos bienfaits spirituels à proportion de notre sainteté !

LE CURE D' ARS par  l'Abbé Bernard Nodet

le curé d'Ars et le purgatoire
"L'œuvre de chacun deviendra manifeste, le jour le fera connaitre, car il doit se révéler dans le feu, et c'est feu qui éprouvera la qualité de l'œuvre de chacun"  - 1 Cor. 3, 13
Quand on meurt, on est souvent comme une lame de fer rouillé qu'il faut mettre au feu.
Oh ! si l'on savait combien nous pouvons obtenir de grâces par le moyen des âmes de purgatoire, elles ne seraient pas oubliées !
La pratique de la prière pour la délivrance du Purgatoire est, après celle pour la conversion des pécheurs, la plus agréable à Dieu.
Les âmes du Purgatoire ne peuvent rien pour elles-mêmes, mais elles peuvent beaucoup pour leurs bienfaiteurs.
Ayant un jour entendu un prédicateur peindre très vivement la désolation de ces âmes, répéter leurs cris de douleur, les lamentations qu'il les supposait adresser aux vivants, le Curé d'Ars après le sermon le reprit doucement en lui disant qu'il s'était écarté de la vérité, que ces âmes connaissaient la justice de Dieu, y étaient soumises et souffraient avec résignation.
Voici un exemple donné par le Curé d'Ars à ses paroissiens à propos de la messe : 
"Mes enfants, un bon prêtre [il s'agit du curé d'Ars lui même] avait eu le malheur de perdre un ami qu'il chérissait tendrement, aussi priait-il beaucoup pour le repos de son âme. 
Un jour, Dieu lui fit connaitre qu'il était au Purgatoire et qu'il souffrait horriblement. 
Ce saint prêtre ne crut rien faire de mieux que d'offrir le Saint Sacrifice de la messe pour son cher 
défunt. Au moment de la consécration, il prit l'hostie entre ses doigt et dit :"Père Saint et Éternel, 
faisons un échange ; vous tenez l'âme de mon ami qui est en Purgatoire et moi je tiens le corps de 
votre fils qui est entre mes mains.Père bon et miséricordieux, délivrez mon ami et je vous offre votre 
fils avec tous les mérites de sa mort et de sa passion".
Sa demande fut exaucée. En effet, au moment de l'élévation, il vit l'âme de son ami, toute 
rayonnante de gloire, qui montait au Ciel : Dieu avait accepté l'échange. 
Mes enfants, quand nous voulons délivrer du Purgatoire une âme qui nous est chère, faisons de 
même.Offrons à Dieu, par le Saint Sacrifice, son bien-aimé Fils, avec tous les mérites de sa mort et 
de sa passion. Il ne pourra rien nous refuser. 

Jean-Marie Vianney
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